Des coups de cœurs de 2011 à 2013

samedi 12 novembre 2011
par  Médiathèque
popularité : 11%

La montagne de minuit
Jean-Marie Blas de Robles
Ed. Zulma
Cote : R BLA

Résumé : A Lyon, Bastien Lhermine, vieux gardien d’un collège jésuite, est passionné par le Tibet et porte un grand intérêt au lamaïsme. Il rencontre Rose qui vient d’emménager dans son immeuble avec son petit Paul. Fascinée par le vieil homme, Rose lui permet d’accomplir le rêve de sa vie : partir pour Lhassa. Grand prix Thyde Monnier 2010.

Avis d’un lecteur : Avec eux, Bastien, Rose et Paul, on découvre les traditions et les beautés tibétaines, on baigne aussi dans un monde d’invraisemblances et de mensonges. On est captivé par le livre très court, 150 pages, mais on s’interroge sur la motivation de Rose, et pourquoi avoir ajouté autant d’invraisemblances.

L’amour est une île
Claudie Gallay
Ed. Actes Sud
Cote : R GAL

Résumé : Alors que le Festival d’Avignon 2003 s’enlise dans la grève des intermittents, une actrice célèbre retrouve sa ville natale, après dix ans d’absence. Elle y a vécu un amour passionnel avec le directeur d’un théâtre du festival off, qu’elle a quitté pour faire carrière. Ce dernier met en scène une pièce d’un auteur inconnu, sorte de poète maudit décédé dans des circonstances obscures...

Avis d’un lecteur : Après avoir lu et connu Claudie Gallay dans "Les déferlantes", on est loin des tempêtes, des ciels tourmentés de la Hague. On se retrouve dans la chaleur étouffante du Festival d’Avignon en 2003. Le festival est paralysé par la grève des intermittents du spectacle ! Trois personnages sont mis en scène Odon, Mathilde et Marie. Des scènes courtes, à l’intérieur d’Avignon dans les murs, au bord du Rhône, dans un théâtre. Passions exacerbées. Passion du théâtre, passion amoureuse, passion filiale. La souffrance et la solitude surgissent. Constamment l’auteur maîtrise cette drôle d’histoire aux nombreux rebondissements, avec brio. On est pris par cette ambiance si particulière d’Avignon intra-muros, malgré l’absence de représentations, mais si animée par les acteurs, les vieux habitants et les terrasses des bars et restaurants.

Les déferlantes
Claudie Gallay
Ed. du Rouergue
Cote : R GAL

Résumé : Un jour de grande tempête sur la pointe de la Hague, Lambert revient quarante ans après sur le lieu du naufrage de ses parents et de son petit frère. La narratrice, intriguée par cet homme, va peu à peu découvrir le mystère et les secrets de cette noyade et mettre au jour les liens complexes unissant certains habitants du bourg.

Avis d’un lecteur : J’ai aimé ce roman pour la profondeur des personnages, la finesse de l’intrigue, la beauté de la langue. Deux êtres malmenés par la vie se croisent, se rencontrent, s’observent, vont peut-être se plaire le long des falaises blanches de la pointe de la Hague, dans ce pays aux croyances tenaces, réglé par le ressac, au climat très rude.

Cours Dajot
Gilbert Gasparutto
Ed. Scriptales
Cote : R GAS

Résumé : Saga familiale mettant en scène, dans la ville de Brest, la belle et mystérieuse Margot, sa fille Mona, Tomas, Louis le collaborateur et le docteur Mazé.

Avis d’un lecteur : Un roman qui nous entraîne, des profondeurs de l’être humain à celles de l’Humanité. Des histoires d’hommes et de femmes qui prennent une toute autre mesure parce qu’ils ont traversé une période trouble de notre Histoire : cette Seconde Guerre Mondiale qui a bouleversé tant de destins... Gilbert Gasparutto a fait d’une femme le personnage principal de son roman à moins que ce ne soit autre chose ? On peut se demander, en effet, si ce n’est pas Brest, la véritable héroïne... Brest avant, pendant et après guerre, métaphorique du destin de Mona... C’est un roman déroutant dès la première page. Le lecteur est pris dans la tourmente de Mona et dans celle de la guerre mais ne sombre jamais, surtout pas dans l’ennui grâce au style très particulier de l’auteur qui tient ses promesses jusqu’à la fin... Un roman intéressant donc, qui sait évoquer l’Histoire, Brest, mais aussi Plouguerneau (et oui !) de manière originale et surtout vivante... Un roman où il est question d’une femme... de la Libération de la Femme... de la société donc... et peut-être bien aussi de l’Humanité...

Le soleil des Scorta
Laurent Gaudé
Ed. Actes Sud
Cote : R GAU

Résumé : Sous le soleil écrasant du Sud italien, le sang des Scorta transmet, de père en fils, l’orgueil indomptable, la démence et la rage de vivre de ceux qui, seuls, défient un destin retors.
Prix Goncourt 2004.

Avis d’un lecteur : J’ai aimé suivre l’histoire de plusieurs générations d’une même famille puisque cela permet de voir l’évolution des mentalités et d’un village à travers le temps. On voit aussi combien le passé d’une famille influence sur les générations futures. Laurent Gaudé réussit à très bien retransmettre l’ambiance qui règne dans ce village rural et la chaleur du Sud de l’Italie.

Mille soleils splendides
Khaled Hosseini
Ed. Belfond
Cote : R HOS

Résumé : Afghanistan, de 1959 à 2003, dans un contexte de conflits incessants. Forcée d’épouser un homme de trente ans son aîné, Mariam subit sa colère et sa brutalité devant son incapacité à lui donner un fils. Après dix-huit ans de soumission, elle voit arriver sous son toit Laila, la petite voisine de 14 ans, qui de rivale deviendra son alliée.

Avis d’un lecteur : Une histoire bouleversante sur fond de chaos et de violence à Kaboul.

Les heures silencieuses
Gaëlle Josse
Ed. Autrement
Cote : R JOS

Résumé : Journal intime de Magdalena, épouse de Pieter van Beyeren, administrateur de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales. Issue d’une famille de riches armateurs, la jeune femme évoque sa déception de n’avoir pu succéder à son père, sa rencontre avec son mari, les failles de son existence et surtout un souvenir qui l’oppresse : le meurtre dont elle a été le témoin, enfant. Premier roman.

Avis d’un lecteur : L’auteur fait prendre la parole à une femme, de dos, devant un portrait du peintre E. de Wille à Delft au 16ème siècle. Roman sobre et élégant et qui retrace la vie dans une maison néerlandaise, de cette femme, de sa famille. L’auteur dépeint les coutumes de la société de cette époque. Elle montre le caractère de cette femme, ses joies, ses colères, ses indignations. Jeune, elle seconde son père administrateur des comptoirs des Indes orientales et l’homme qu’elle a épousé a pris la suite de son père. On ne lâche pas ce petit livre dès qu’on l’a commencé !

Le front russe
Jean-Claude Lalumière
Ed. Le Dilettante
Cote : R LAL

Résumé : Qui veut voyager loin passe un concours du ministère des Affaires étrangères. Mais le quai d’Orsay n’est pas toujours un quai d’embarquement et le narrateur se retrouve sur le "front russe" : un bureau situé à Paris dans lequel l’administration relègue ses éléments problématiques. Entre amour, photocopies et papier peint, le héros va tout mettre en œuvre pour quitter ce placard.

Avis d’un lecteur : Un roman qui nous entraîne dans les arcanes de l’administration et révèle ses côtés parfois absurdes. Ceci avec beaucoup d’humour.

Le premier amour
Sandor Marai
Ed. A vue d’oeil
Cote : R MAR

Résumé : Dans une petite ville de la province hongroise, un respectable professeur de latin mène une vie terne et solitaire, dénuée de surprise. Lorsqu’il entreprend de tenir son journal, pour " faire passer le temps ", cette apparente tranquillité vole en éclats. Au fur et à mesure qu’il confie les menus faits et gestes de ses journées, des bribes de souvenirs d’enfance lui reviennent, la glace qui recouvrait ses émotions se craquelle, et sa propre vérité surgit enfin. Cette première fêlure en annonce une autre, qui va faire basculer sa vie : un premier amour, violent, tardif, ravageur...

Avis d’un lecteur : Pourquoi aime-t-on un livre ? A la première lecture, il vous plaît ; Plus tard, surprise ? Vous y découvrez bien d’autres choses et si on vous demande d’en parler, un nouveau livre apparaît... Est-ce vous, ou le livre qui a changé ? C’est comme l’amour... "Le premier amour", le titre est surprenant. Pourquoi aime-t-on une femme ? Pour son regard ? Pour les espoirs qu’il suscite ou les connivences qu’il exprime ? Pour sa bouche ? Sa silhouette ? ou l’épanouissement de son corps ? Ou pour qu’elle corresponde à un instant donné à un rêve, qui vient d’ailleurs se prolonger et évoluer avec l’âge. "Le premier amour" je l’ai découvert de façons différentes selon mes lectures. D’abord j’y ai trouvé une ambiance particulière, le reflet d’un monde à part, hors de la vie actuelle. Ensuite j’ai été troublé par la confession d’un homme - une confession sans concession - un abandon sans retenue comme peuvent en avoir les psychanalistes. Un homme qui avoue ses faiblesses et exprime son immense solitude : il a besoin de ceux qui spontanément le répugnent (Monsieur Timar et Madar). Dans un troisième temps, j’ai été fasciné par la complexité du personnage : il a besoin des autres, mais il les redoute, il a besoin des femmes, mais il en a peur. Son élève, Madar, le répugne et le fascine. Il est malade, il a la fièvre, il est seul... il devient fou.

N’oublie pas d’être heureuse
Christine Orban
Ed. Albin Michel
Cote : R ORB

Résumé : Grâce aux visites de Fifi la Parisienne, la cousine de sa mère, Maria-Lila a la certitude qu’une autre vie existe que celle menée à Fédala au Maroc, entre la plage, ses parents et une amie d’enfance. Après le bac, Maria-Lila rejoint Fifi à Paris pour ses études et rencontre un jeune aristocrate qui lui ouvre les portes d’un autre monde. Viendra le temps des désillusions et de la quête de soi.

Avis d’un lecteur : Quand j’ai commencé le livre, je n’ai plus pu le quitter et j’ai regretté qu’il ne dure pas plus longtemps. J’ai immédiatement été prise par l’histoire, les personnages, l’atmosphère qui se dégage. J’ai eu l’impression d’accompagner dans son cheminement le personnage principal, Maria-Lila. J’ai eu plaisir à visiter son monde, à ressentir les situations et l’atmosphère qu’elle décrit. Le livre restitue merveilleusement l’ambiance qui règne sur la côte atlantique du Maroc et ensuite à Paris, à une époque que je situe vers les années 1960. Les personnages m’ont semblé tellement proches que je me suis sentie complètement embarquée dans l’histoire. Le style est vif et coloré. Les mots nous plongent au cœur et dans l’ambiance si particulière des pays du soleil – j’ai eu l’impression de ressentir jusqu’aux odeurs, à la chaleur du Maroc et, par contraste, la froideur de la France et tout particulièrement de la métropole pourtant idéalisée. Le rythme est alerte – l’humour et l’auto-dérision toujours présents, en filigrane. La description des situations est imagée et cocasse. Les personnages laissent transparaître leurs fragilités, leurs fêlures sans alourdir ni dramatiser (la vie avec ses différentes facettes). Les thèmes décrits m’ont interpellée, à savoir : les choix de vie que l’on s’impose et que l’on assume tant bien que mal ; l’ailleurs dont on rêve ; le déracinement, le manque de repères, la solitude. Tous ces thèmes qui sont vus, décrits et abordés par l’auteur avec beaucoup de finesse et d’humour. C’est un livre que je recommanderai certainement à mon entourage et je serais ravie qu’il y ait une suite.

Et si on dansait
Erik Orsenna
Ed. Stock
Cote : R ORS

Résumé : La suite des aventures grammaticales de Jeanne et de son frère Tom (cf« la grammaire est une chanson douce »). Jeanne rédige et monnaye les devoirs des élèves de la ville des mots. De fil en aiguille, elle va devenir le nègre des hommes politiques et rédiger leurs discours. A cette occasion, elle se rendra compte de l’importance de la ponctuation et apprendra la musique avec son frère pour rythmer ses discours et sa vie.

Avis d’un lecteur : J’ai aimé ce livre pour le côté farfelu de ce nouveau conte de l’auteur qui fait l’éloge de la ponctuation et met en scène un frère et une soeur, Tom surdoué en musique et Jeanne surdouée en littérature. A travers la vie de Jeanne « écrivain fantôme » (mot plus élégant que « nègre »), l’auteur met en mouvement les délices de la ponctuation et adapte son rythme à des exemples de sa propre vie.

L’obscure ennemie
Elisabetta Rasy
Ed. Seuil
Cote : R RAS

Résumé : La mère de la narratrice, 81 ans, est atteinte d’un cancer. Sa fille décide de lui cacher sa maladie, désirant l’accompagner le long du chemin vers la mort. Elle n’y parvient pourtant pas : elle a peur, retombe en enfance, et alors que la maladie ronge peu à peu sa mère, c’est elle qui semble touchée. Une incompréhension s’installe entre les deux femmes.

Avis d’un lecteur : Une femme écrivain de 50 ans, trace le portrait de sa mère de 81 ans, de sa maladie, et de leur calvaire. L’auteur ne tombe jamais dans le pathétique et le mélodrame, malgré un sujet si lourd à traiter. Roman tout en finesse, où la mélodie, les malentendus et le silence, sont au coeur du livre.

Le garçon qui voulait devenir un être humain
Jorn Riel
Ed. Gaïa
Cote : R RIE 1, R RIE 2, R RIE 3

Résumé : Islande, vers l’an mil. Leiv, un jeune Viking dont le père a été assassiné, est farouchement déterminé à laver ce meurtre dans le sang. Il embarque clandestinement à bord d’un drakkar en partance pour le Groenland. Mais un tel voyage est périlleux et semé d’imprévus. Leiv va découvrir un autre peuple, les Inuits, ainsi que l’apprentissage de la tolérance et de l’amitié. Livre en trois tomes.

Avis d’un lecteur : « Vers l’an mil » : déjà un dépaysement historique. Il va arriver de multiples aventures à Leiv. Il va découvrir l’amitié auprès de deux Inuits et surtout la tolérance. Ainsi que l’immense sagesse d’un peuple qui survit dans un milieu hostile grâce au partage.

Boomerang
Tatiana de Rosnay
Ed. H. d’Ormesson
Cote : R ROS

Résumé : Mélanie voulait dire quelque chose à son frère, Antoine, lorsqu’elle a eu cet accident de la route. Seul dans la salle d’attente, Antoine fait le bilan de son existence et se rend compte qu’il n’est pas heureux. Alors que Mélanie se remet, Antoine tente d’apprivoiser ce boomerang du passé qui revient empreint de vérité sur leur mère, morte il y a trente-cinq ans.

Avis d’un lecteur : A la recherche de la vérité sur un secret de famille, le héros nous entraîne dans ses souvenirs et dans son quotidien. L’auteur réussit à exprimer par des mots très justes ce que tout un chacun a déjà pu ressentir.

Sors de ce corps, William
David Safier
Ed. Presse de la cité
Cote : R SAF

Résumé : Rosa, institutrice sans charme particulier et moyenne à tous les niveaux, n’en revient pas : Jan, aussi beau qu’intelligent, est tombé amoureux d’elle. Pour se rassurer sur sa séduction, elle accepte les avances d’un autre homme. Jan les surprend, quitte Rosa, et épouse Olivia quelques années plus tard. Rosa fait alors appel au magicien Prospero, qui l’expédie à l’époque de Shakespeare...

Avis d’un lecteur : Une jeune fille allemande, Rosa, n’est pas très bien dans sa peau. Elle voudrait reconquérir l’homme de sa vie et elle a recours pour cela aux services d’un magicien qui la propulse dans le corps de... William Shakespeare ! Elle ne pourra en sortir que l’orsqu’elle aura compris ce qu’est réellement l’amour. La cohabitation est tout d’abord difficile. Shakespeare n’apprécie pas du tout de ne plus avoir le contrôle entier de son corps, c’est Rosa qui décide ! Elle est confrontée à la reine Victoria, à Drake qui cherche à la / le tuer. Le fait d’être dans un corps d’homme (avec ses attributs de mâle) lui pose aussi beaucoup de problèmes... Shakespeare fait aussi une incartade dans le corps de Rosa, il découvre la société de consommation telle qu’on ne la soupçonnait évidemment pas au XVIème siècle. Le sujet est traité avec beaucoup d’humour.

Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates
Mary Ann Shaffer et Annie Barrows
Ed. NIL
Cote : R SHA

Résumé : Janvier 1946. Londres se relève des drames de la Seconde Guerre mondiale et Juliet, jeune écrivaine anglaise, est à la recherche du sujet de son prochain roman. Elle n’aurait pas imaginé que la lettre d’un inconnu, un natif de l’île de Guernesey, allait le lui fournir. Ce roman épistolaire révèle l’histoire de l’île, et l’impact de l’occupation allemande sur ses habitants.

Avis d’un lecteur : Tout est décrit avec justesse et subtilité à travers l’échange de lettres et une description classique et simple. Nourriture et littérature s’entremêlent. Le lecteur est mis sous tension autour de la personnalité d’Elizabeth Mc Kenna.

Erevan
Gilbert Sinoué
Ed. Flammarion
Cote : R SIN

Résumé : 1914, Anatolie orientale. C’est au coeur de paysages sauvages et montagneux que vit la famille Tomassian : Vahé, le grand-père, Bedros et Achod, ses fils, Anna et ses deux enfants, Aram, 12 ans, et Yéva, 14 ans. En avril 1915, toute la famille est massacrée sous les yeux d’Aram et Yéva. Commence alors la déportation et un véritable voyage aux enfers pour les deux adolescents arméniens.

Avis d’un lecteur : Ce livre retrace l’histoire du peuple Arménien à la fin du 19ème siècle, le génocide de 1915 et jusque dans les années 20. Il relate la tragédie de ce peuple. Le récit nous plonge dans l’atmosphère de cette époque, nous fait comprendre l’histoire de ces Arméniens dont de nombreux descendants vivent aujourd’hui en France. Le livre m’a beaucoup plu car il m’a fait découvrir le déroulement des événements qui ont entraîné le massacre de tant d’Arméniens. Cette histoire m’a d’autant plus émue que j’ai eu l’occasion, il y a quelques années, de côtoyer plusieurs familles Arméniennes, d’apprécier leur culture et de créer des liens d’amitié avec des membres de cette communauté dont je connaissais si peu l’histoire. A cette époque, j’avais été étonnée et touchée par leur connaissance de notre langue mais aussi par leur attachement à la France alors que la plupart ne s’y étaient jamais rendus. Pour ceux que j’ai côtoyés en France, j’ai mieux compris leur histoire grâce à ce livre mais aussi les raisons qui les lient si intensément à leur peuple, à son âme, à sa sensibilité, souvent à son église. Ce livre, bien qu’il soit dur, souvent douloureux, est captivant. Il nous fait vibrer, espérer, lutter avec les héros du livre et aussi ressentir toute l’horreur du génocide. Une bonne réflexion peut-être aussi sur ces « solutions finales » qui n’ont malheureusement cessé d’être d’actualité dans les années qui ont suivi et jusqu’à récemment.

Enfant 44
Tom Rob Smith
Ed. Belfond
Cote : RP SMI

Résumé : Hiver 1953, Moscou. Le corps d’un petit garçon est retrouvé sur une voie ferrée. Agent du MGB, Leo, en officier zélé, reste fidèle à la ligne du parti : le crime n’existe pas dans le parfait État socialiste, il s’agit d’un accident. L’affaire est classée mais le doute s’installe dans l’esprit de Leo. Tombé en disgrâce, Leo est contraint à l’exil avec sa femme Raïssa. C’est là, dans une petite ville perdue de l’Oural, qu’ils vont faire une troublante découverte : un autre enfant mort dans les mêmes conditions que l’accident de Moscou. Prenant tous les risques, Leo et Raïssa vont se lancer dans une terrible traque, qui fera d’eux des ennemis du peuple…

Avis d’un lecteur : Découverte de l’Union Soviétique après Lénine. Portrait d’un policier zélé mais troublé par les mensonges quotidiens du système soviétique. La recherche d’un assasin ne peut avoir lieu, car le système est si parfait qu’aucun meurtre ne peut avoir lieu d’être à Moscou ! Histoire ou suspense inouï, personnages attachants et écriture précise, "filmographique", talent d’un jeune auteur pour un premier roman.


Médiathèque Les Trésors de Tolente
5 Rue du Colombier
29880 Plouguerneau
02 98 37 13 75
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